Migrants et intégration PDF Imprimer Envoyer
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Au cours des dernières années, le peuple et la politique suisses ont considéré l'immigration et la population étrangère de façon fort différente. N'oublions pourtant pas qu'une partie du bien-être économique de la Suisse est aussi le fruit du travail des étrangers établis chez nous.

La présence d'un grand nombre d'étranger-e-s apporte également son lot de problèmes. Beaucoup d'immigrants souffrent de leur sentiment de déracinés et se sentent discriminés. En revanche, beaucoup de Suisses s'estiment menacés dans leur identité en raison de la présence de nombreux étrangers.

L'intégration ne saurait être dictée et organisée par l'Etat seulement; elle doit au contraire être acceptée et portée par l'ensemble de la société. C'est l'affaire de tous, suisses et étrangers.

La présence dans notre pays d'une population étrangère n'est pas seulement une nécessité économique et un enrichissement culturel mais constitue une très grande chance pour la Suisse. Les immigrés apportent leur pierre à l'édifice du produit national brut, au maintien des assurances sociales, à l'économie, au sport et à la culture. Le PCSI requiert par conséquent :

Le maintien de notre tradition humanitaire de manière que :

- les réfugiés politiques trouvent chez nous une terre d'accueil et un réel soutien; - les abus en matière d'asile soient combattus; - les requérants d'asile condamnés pour crime ou à des peines graves soient expulsés. Une meilleure intégration et une aide au retour par:

- un soutien financier de la Confédération, des Cantons et des Communes aux projets d'intégration et cours de langue - un accès sans restriction aux écoles publiques pour tous les enfants immigrants; - un regroupement familial de façon que les enfants grandissent dans la sphère des parents; - l’éligibilité des étrangers établis depuis 10 ans dans les exécutifs communaux - une naturalisation facilitée pour la deuxième et troisième génération, enfants nés et/ou scolarisés dans notre pays.; - une répartition équitable des étrangers dans les communes de manière à éviter des ghettos; - la mise en place de modèles de formation éducative et professionnelle en vue du retour des adolescents et jeunes adultes requérants d'asile ; - la fermeté de l’Etat lorsque les normes de droit national ne sont pas respectées au nom d’une autre culture.
 

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