Non au déménagement d'EFEJ ! PDF Imprimer Envoyer
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L’utilité d’EFEJ est incontestable et unanimement reconnue. Mal nécessaire dans une économie qui n’arrive pas à permettre à chacune et à chacun d’exercer une activité professionnelle, EFEJ, avec d’autres institutions, apporte les compléments de formation et l’encadrement qui permet au plus grand nombre possible de repartir du bon pied après la perte d’un emploi. Toute politique de redéploiement économique aura donc pour effet de rendre des institutions telles qu’EFEJ de moins en moins utiles, mais on sait malheureusement que l’objectif de chômage zéro n’est pas réaliste dans les conditions actuelles.

 

On ne peut que féliciter les responsables et les collaborateurs d’EFEJ de faire preuve de détermination et d’ambition en planifiant une amélioration des conditions d’accueil de personnes accueillies en formation. On doit aussi constater que les aménagements actuels de Bassecourt ont besoin d’être améliorés, fruits qu’ils sont d’un développement au coup par coup.

 

Mais le PCSI ne peut cependant pas souscrire au programme de déménagement qui lui est proposé. Le coût est très élevé, même si tout le montant n’est pas à charge du contribuable jurassien. Mais deux points surtout justifient notre refus. D’une part, le montant des travaux effectués par les gens accueillis à EFEJ nous paraît largement surestimé. 2.5 millions de francs, cela représente en gros du travail pour env.35 personnes durant toute une année. Est-ce bien réaliste ? Trouvera-t-on dans les métiers du bâtiment, branche actuellement en pleine activité, autant de personnes pour effectuer ces travaux ? D’autre part, le mode de financement ne nous a pas convaincu. La contribution fédérale à des établissements tels qu’EFEJ est calculée au pro rata du nombre de jours de formation dispensés, sans tenir compte du genre de bâtiments occupés. Autrement dit, elle sera la même à Courtételle qu’à Bassecourt. Il n’est donc pas possible d’affirmer que le prêt de 3,6 mio consenti par la Confédération sera emboursé par les contributions fédérales.

 

Le PCSI est prêt à entrer en matière sur des aménagements non contestés sur le site de Bassecourt, mais il ne peut pas souscrire à la demande de crédit soumise au vote le 23 octobre prochain.

 

PCSI-Jura

 

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