|
Partager
La Banque Romande Valiant vient d’annoncer son absorption par la banque Valiant.
En 2009, pour justifier la reprise de la Banque Jura Laufon, les dirigeants affirmaient que, comme son nom l'indique expressément, la Banque Romande Valiant a pour vocation de développer ses activités dans la partie occidentale du pays, en Romandie. La spécificité jurassienne de la BJL disparaissait, dommage, mais au moins on gardait une volonté de dimension encore humaine. Sur le site internet, on pouvait lire : « Nous plaçons la personne au centre de nos préoccupations. Profondément ancrée au niveau régional, notre banque est très proche de ses clients. » Il a vite fallu déchanter. Rapidement le formalisme s’est installé et les contacts individuels ont cédé lentement le pas à la paperasse. Il a fallu moins de deux ans pour que ce que l’on pouvait craindre se produise : adieu la dimension romande pour faire place à une entité nationale, et peut-être plus encore.
Les crises financières et bancaires de tous ordres qui ont marqué ces dernières années ont montré que les banques régionales avaient encore toute leur importance pour la construction familiale, pour les PME locales, pour l’agriculture et pour le petit commerce. Le contact humain et la connaissance du tissu régional sont souvent bien plus efficaces que le formalisme prétendument sécuritaire des grandes banques. Le gigantisme de l’UBS a souvent été évoqué au niveau politique, au point d’inventer une formule très expressive : «To big to fail / trop grand pour faire faillite », formule qui fait penser à la fin des dinosaures.
Etait-il vraiment nécessaire que la Banque Jura Laufon aille se perdre dans de tels dédales ? Pour notre part, nous le regrettons vivement. Et il n’est même pas certain que les frais de restructuration profiteront à la région !
PCSI-Jura
|