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Dans sa prochaine session plénière, le Parlement jurassien va étudier la loi sur le personnel de l’Etat dans sa seconde lecture. Parmi les points qui seront débattus, on trouve en particulier la proposition du PCSI d’accorder à celles et ceux qui ont exercé durant une longue durée une activité dont la pénibilité est admise une retraite dès l’âge de 60 ans.
Il s’en est fallu de la voix déterminante du président du Parlement pour que cette proposition ne soit acceptée en première lecture. Le PCSI renouvellera sa proposition.
Il faut bien admettre que toutes les travailleuses et tous les travailleurs n’ont pas les mêmes conditions de travail, et que ces conditions influent parfois lourdement sur la dégradation de l’état de santé avec l’âge. Cela est médicalement prouvé et les métiers du bâtiment l’ont reconnu, eux qui admettent un départ en retraite avant 65 ans.
L’Etat connaît aussi des fonctions pour lesquelles la pénibilité du travail est une réalité. Ce n’est pas la loi qui les définit, il appartiendra au Gouvernement d’en établir la liste. Refuser cette retraite anticipée sous prétexte qu’il est très difficile de définir quelles fonctions sont pénibles est inadmissible. On trouve plusieurs études très sérieuses dans le domaine de l’hygiène du travail qui énumèrent et évaluent les critères de pénibilité dont l’effort physique, évidemment, mais aussi le stress, le travail de nuit, la posture, etc.
L’argument du coût a aussi été avancé par les opposants. Cet aspect de la question, non négligeable, n’est pourtant pas nouveau : les corps de police, y compris au Jura, l’armée et d’autres professions connaissent déjà des retraites anticipées sans que cela pose des problèmes financiers insupportables. Et il faut reconnaître aussi que, selon une étude de l’IDHEAP, d’être entré sur le marché du travail avant 22 ans double les chances d'effectuer son travail dans une posture pénible et triple presque la probabilité de se retrouver exposé aux bruits et à la saleté dans son activité professionnelle. Et ce, pour des salaires annuels sensiblement inférieurs. Ce ne sont donc pas les employé-e-s qui ont un petit salaire et une longue période de cotisation qui vont ruiner la caisse de pension.
PCSI-JURA
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