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A fin 2007, la dette de l’assurance-chômage était de 3.71 milliards. A fin 2009, un trou de 4.55 milliards la plombait. Pas besoin d’être devin pour penser que la dette allait exploser en 2010 pour arriver, selon certains, à près de 7 milliards. A fin 2008, une augmentation de 0,2% aurait, en partie, comblé le déficit annuel. Nos autorités de l’époque, Pascal Couchepin en tête, les Chambres fédérales derrière, avaient-elles réellement l’envie de colmater ces brèches financières ? La réponse est non. La seule chose qu’elles ont fait, c’est préparer une révision de la loi d’assurance-chômage la plus astreignante possible. Ca va de soi : si la dette avait été moins élevée, la situation moins catastrophique, les partis de droite n’auraient pas été aussi à l’aise pour plaindre la misère, l’urgence d’une révision drastique qui pénalise si fortement les chômeurs, les jeunes en particulier et les régions exportatrices comme le Jura.
Une petite leçon de calcul
Un salarié qui gagne mensuellement CHF 4'500.00 verse CHF 90.00 de cotisations d’assurance chômage (si la LACI passe, CHF 99.00).
Prenons maintenant un salaire mensuel de 40'000.00, fait rare dans notre canton mais bel et bien existant dans notre pays : CHF 210.00 pour le chômage (si la LACI passe : CHF 388,50).
Et si la solidarité existait ?
Prenons l’hypothèse que le plafonnement des cotisations à l’assurance-chômage n’existe pas, tout comme la « contribution de solidarité » et que le taux soit fixé à 2,2 % pour tout le monde: le salarié qui gagne CHF 4'500.00 paierait toujours CHF 99.00, tandis que celui qui reçoit CHF 40'000.00 paierait CHF 880.00
Et la décence nous impose de ne pas parler des traders à millions ou dizaines de millions comme les dirigeants de Novartis, UBS,… pour arriver à la conclusion que, si tous les salaires étaient soumis, sans limites (comme l’AVS rappelons-le), au taux de cotisations de 2,2 % ce ne sont pas 648 millions qui entreraient dans les caisses de l’Assurance Chômage mais plus d’un milliard par an (selon les calculs : 1,198 milliard) et il ne faudrait que quelques années pour combler le trou. N’ont-ils pas les moyens, ces millionnaires, de payer des cotisations de chômage sans broncher ?
Pour que chacun paie un montant de cotisations correspondant à ses gains, pour que le partage des risques soit équitable, refusons cette loi inique, même si les cotisations, odieux chantage s’il en est, passaient à 2,5 %. Au moins, les jeunes en recherche d’emplois ne seront pas pénalisés, comme le souhaitent les nantis siégeant aux Chambres fédérales, ne devront pas aller s'inscrire à l'Aide sociale et, finalement, ne grèveront pas les charges de notre canton et de nos communes.
PCSI-Jura

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