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Dans son édition du 13 février 2010, le New-York Times révèle que des sociétés de Wall-Street (la place financière américaine) ont aidé la Grèce à cacher des milliards de dette dans son bilan. Ainsi la Grèce a atteint les exigences de santé financière et a pu entrer dans l'Euro.
Depuis lors, plusieurs événements économiques aux USA ont retenu l'attention. Tout d'abord la crise immobilière début 2007 (appelée crise des subprimes), puis un ralentissement de la consommation des ménages américains dès la fin de l'année 2007.
La répercussion au niveau mondial a été violente avec d'impressionnantes chutes des valeurs boursières, et d'innombrables faillites. Les États se sont mis à sauver leurs banques à coups de centaines de milliards, tandis que de nombreux travailleurs se sont retrouvé sans emploi.
Un des effets collatéraux de ces événements a été la chute de l'Euro, renforcée entre autres par la fragilité des finances grecques. Un autre effet est la montée en puissance du franc, monnaie considérée comme refuge au même titre que l'or dans les périodes instables.
Notre vaillante Banque Nationale Suisse (BNS) pensait pouvoir sauver l'Euro de sa chute, ou du moins éviter au franc de prendre l'ascenseur. Mal lui en a pris, car après avoir accumulé 120 milliards d'Euro, la BNS présente une perte de 14 milliards de francs sur les 6 premiers mois de 2010. Et l'Euro est toujours aussi bas et le franc toujours aussi haut.
Corollaire à cette situation, les Cantons et la Confédération pourraient tôt ou tard être pénalisés par cette situation avec la possible perte de la participation au bénéfice de la BNS. C'est potentiellement 15 millions annuels qui sont en jeu pour le Jura, et une trentaine de millions pour Neuchâtel.
Les citoyens suisses seront tôt ou tard pénalisés par ces milliards de perte de la BNS. Alors que les responsables du trucage des bilans grecs ne semblent, eux, pas inquiétés par la justice ni pénalisés financièrement.
Il reste à espérer que les gouvernements de la zone Euro sauront mettre en place une législation permettant de punir les fraudeurs à grande échelle, et ainsi de rester conséquents avec leur propos et équitables avec les citoyens.
David Eray
député PCSI au Parlement Jurassien.
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