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(formulaire www.travailsuisse.ch)
Le comité du PCSI Jura proposera à ses délégués, le 5 mai prochain, d’apporter un soutien concret au referendum devant empêcher le démantèlement de l’assurance-chômage : les membres du PCSI récolteront des signatures pour permettre au peuple de récuser cette nouvelle loi aux conséquences inacceptables. Ajoutées à celles des syndicats et autres partenaires, ces signatures permettront de corriger la décision des chambres fédérales.
Deux coups durs : réduction des indemnités et prolongation de la durée des cotisations
Le PCSI invoque en premier lieu la réduction inacceptable des indemnités journalières versées aux chômeurs et la prolongation de la période de cotisations pour les toucher.
Prolongée à 24 mois, la durée minimale des cotisations pénalise ceux qui trouveront du travail pour moins de deux ans ou du travail temporaire ; de plus, la modification de la loi oblige le chômeur à accepter n’importe quel job, même sous-qualifié, et de n’importe quelle durée, pour émarger à ses indemnités, ce qui entre en contradiction (voulue par les chambres ?) avec la durée prolongée des cotisations !
Les jeunes qualifiés trinquent !
Bardés de leur CFC, les jeunes peinent souvent à trouver un emploi se faisant souvent reprocher leur absence d’expérience. Comble de l’ironie, le nombre de leurs indemnités journalières est réduit à 4 mois et n’est perçu qu’après un délai d’attente de 6 mois, ce qui les empêche d’acquérir l’expérience exigée et leur ferme le marché du travail.
Haro sur les plus mal lotis !
Les sans-emploi les plus démunis sont les plus sévèrement touchés : le travail intermédiaire sous-qualifié qu’ils sont obligés d’accepter fonctionnera comme barème pour la perception de leur indemnité qui se verra ainsi diminuée par rapport à celle correspondant au salaire perdu. Dans la foulée, les mesures spéciales destinées à soutenir les chômeurs des régions les plus meurtries seront supprimées. Voilà donc les mêmes gens doublement entravés !
Sans compter le financement hasardeux de ces nouvelles mesures, dont les communes et les cantons feraient les frais, le PCSI juge inacceptable cette révision de loi et motive les mesures concrètes proposées à ses délégués.
A l’heure où la Confédération et certains cantons ont pourvu massivement au sauvetage de banques mal gérées, le PCSI ne peut accepter le démantèlement le l’assurance-chômage.
D’ores et déjà, il invite la population à un accueil bienveillant de la récolte des signatures.
PCSI Jura
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