Haras fédéral et transports publics : le Conseil fédéral s’emballe et déraille ! PDF Imprimer Envoyer
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Situation saine prétendue malsaine

Essayons de nous souvenir : a-t-on une seule fois entendu un message optimiste de nos responsables financiers fédéraux? Quand tout va mal, il est facile d'utiliser la caisse de résonnance de la déprime populaire. Et quand les résultats sont bons, on s'empresse de se souvenir des années de vaches maigres et d'imaginer un avenir incertain, donc peu encourageant.

Jetons un œil un peu objectif sur les résultats comptables de ces dernières années : depuis 1990 et jusqu'en 1999, 9 années sur 10 ont été déficitaires. Pour la période qui va de 2000 au budget 2010, seule une année sur deux est déficitaire et la somme des déficits et bénéfices de ces 11 années donne un reliquat actif de plus de 9 milliards de francs. Pour en finir avec les chiffres, relevons que ces déficits ne dépassent jamais, sauf en 1993, 1,4 % du produit intérieur brut (PIB) alors que la norme européenne fixe le seuil à 3%.

Action sociale et régions rurales à la trappe

Les discours alarmistes de notre ministre fédéral des finances ne reflètent donc pas une vraie vérité à laquelle on pourrait adhérer. Au contraire, ces discours permettent de procéder à des coupes tous azimuts qui touchent en particulier le domaine social ou les régions périphériques. Prenons quelques exemples : réduction du nombre de nouvelles rentes AI et dans le domaines d rentes complémentaires, réduction des aides pour l'accueil extra-familial des enfants, mesures dans le domaine de l'asile, renonciation aux cautionnements dans les régions de montagnes, réduction des paiements directs et de l'aide aux exploitations agricoles, suppression des subventions aux transports publics qui n'ont pas plus de 100 clients par jour,  etc. Même si chacune de ces mesures induit 10 mio d'économie, cela ne représente jamais qu'une infime part des 2,8 milliards d'économie projetés.

Non au démantèlement du haras et des transports publics

Le comble de l’incurie du Conseil fédéral s’illustre dans la proposition de supprimer le haras fédéral : pour économiser 7 mio de francs il  biffe de sa carte de prestations  une institution dont l'utilité est incontestée par tous les éleveurs, et en particulier les Jurassiens qui trouvent là un auxiliaire indispensable à la pérennité de la race chevaline franc-montagnarde.

Du même coup, la diminution drastique du financement des transports publics, à l’heure où la Confédération clame son désir de favoriser la mobilité collective et douce, dans le sens du développement durable, démontre à l’envi une perception brumeuse de l’avenir et un mépris profond des populations non urbaines de de pays.

Le PCSI du Jura invite les élus fédéraux et les exécutifs des régions touchées par ces mauvais projets à unir leur force pour infléchir la tendance fédérale.

PCSI-Jura

 

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